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Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc cofinance une section de véloroute

Début novembre dernier, Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc (ATMB), la communauté de communes Vallée de Chamonix Mont-Blanc, le département de la Haute-Savoie et la région Auvergne Rhône-Alpes étaient réunis à Chamonix pour inaugurer 1,5 km de la véloroute voie verte « du Léman au Mont-Blanc » et notamment le tronçon « Les Bossons – Les Gaillands ». L’originalité ? Ce tronçon a bénéficié d’un cofinancement important de la part d’ATMB. Si ce projet ne résoudra pas la qualité de l’air dans cette vallée chroniquement touchée par les épisodes de grave pollution de l’air, cet exemple de cofinancement est intéressant pour le réseau DRC. Interview avec Cécile Dubois-Carrier, chef de projets environnement et ancrage local chez ATMB.    

Véloroute voie verte « du Léman au Mont-Blanc  » à Chamonix, Crédit photo: ATMB

DRC : Dans quel contexte s’inscrit l’opération ?

Cécile Dubois-Carrier : ATMB est engagé aux côtés des collectivités pour développer la mobilité durable sur le territoire exceptionnel de la Haute-Savoie. C’est pourquoi nous avons voulu soutenir le projet d’aménagement du tronçon « Les Bossons – les Gaillands » à Chamonix de la véloroute voie verte « du Léman au Mont-Blanc ». Le développement de cette véloroute est un des 52 projets inscrits dans le Plan d’Intégration Environnementale (PIE) de l’Autoroute et de la Route Blanche, une démarche engagée en 2012 et pilotée par la Préfecture de la Haute-Savoie en collaboration avec ATMB. Ce PIE s’articule autour de 6 axes : la préservation de la ressource en eau, les risques naturels, la protection contre le bruit, les corridors biologiques, l’intégration paysagère et enfin, le soutien aux solutions alternatives de transports et l’amélioration de la qualité de l’air. Au total, ATMB investira 38 millions d’euros pour ce plan sur une période de 10 à 15 ans.

Pourquoi ATMB soutenait ce projet de véloroute ?

En tant qu’acteur de la mobilité pour tous, ATMB a un rôle à jouer dans le développement de modes de transports durables au service des Hauts-Savoyards. Partant de ce constat, nous souhaitons encourager les modes de déplacements vertueux pour préserver l’environnement et la qualité de l’air sur le territoire du Mont-Blanc.

Comment cette opération s’est traduite concrètement ?

Un tronçon de 350 mètres, entièrement réservé aux modes doux, a été créé entre les ponts de Piralotaz et des Gaillands, sur la section Les Houches-Chamonix. Une passerelle de 20 mètres de long pour le franchissement de l’exutoire des Lacs des Gaillands a également été réalisée. Cette opération d’aménagement a nécessité un investissement de 350 000€, dont 200 000€ financés par ATMB.

Ce cofinancement s’inscrit-il dans une démarche « verte » plus globale ?

Absolument. Nous agissons pour préserver l’environnement exceptionnel dans lequel est implanté notre réseau. Nous nous engageons pour développer le covoiturage, réduire les émissions engendrées par les déplacements professionnels dans la vallée de l’Arve et nous soutenons l’utilisation du gaz naturel pour le transport routier de marchandises. En complément de nos actions sur les nouvelles solutions de déplacement, nous travaillons, au sein de nos centres d’exploitation, sur la préservation des ressources en eau et le tri des déchets. Nous accordons une importance toute particulière à la diminution de notre consommation de sel, notamment dans le cadre du service hivernal. En récupérant les eaux de pluie et en utilisant de la saumure (mélange d’eau et de sel) nous avons divisé par trois la quantité de sel utilisé ces dernières années. 

Quels sont les enjeux présents et futurs des acteurs du transport, dont fait partie ATMB ?

Les acteurs de transport doivent continuer d’innover pour développer des technologies, des solutions qui répondent aux enjeux de la mobilité. Ils doivent imaginer la route du futur comme une route qui s’inscrit en complément des autres moyens de transport, au service des territoires et des habitants. Dans cette perspective, la réflexion sur l’intégration environnementale des réseaux routiers et des infrastructures est essentielle.

Propos recueillis par Dorothée Franke

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