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V50 : un nom et un partenariat national dès 2017 ?

De la frontière luxembourgeoise à Lyon, la véloroute V50 traverse la France sur 700 km, le long de la Moselle, du Canal des Vosges puis de la Saône. A l’occasion d’un article de Vélo & Territoires paru à l’été 2016, les Départements & Régions Cyclables (DRC) ont diagnostiqué le potentiel de l’itinéraire : un avancement certain, une offre touristique complémentaire, un intérêt partagé des collectivités concernées. D’où la volonté du département de la Haute-Saône, en concertation avec le département de la Côte d’Or, la région Bourgogne-Franche-Comté et les DRC, de réunir pour la première fois les acteurs de la V50 à Port-sur-Saône le 22 mars 2017. Le constat des 70 participants, représentants 26 territoires, est unanime : « Les acteurs de la V50 vont dans la même direction », résume Yves KRATTINGER, Président du département de la Haute-Saône. « Comment à présent donner unité et cohérence à cet itinéraire ? Quelle gouvernance mettre en place ? » interroge l’édile convaincu du vélo sous toutes ses formes et de la V50 sur son territoire.

V50 : une opportunité confirmée et plébiscitée

La réunion du 22 mars a permis de présenter un diagnostic consolidé de la véloroute : un linéaire total de 700 km dont 81% sont réalisés en 2017 et une estimation de 90% réalisés en 2019. Un taux d’avancement supérieur à d’autres itinéraires déjà visibles comme la ViaRhôna ou le Canal des 2 Mers à Vélo. L’essentiel du travail d’infrastructure a déjà été fait, à l’instar de la Haute-Saône, « concernée par 140 km de la V50, dont la totalité est déjà signalisée. En 2020, la véloroute sera constituée à 80% de site propre » selon Yves Krattinger. Ce 22 mars, les élus n’ont pas manqué d’exprimer leur attente d’une structuration nationale. « Dans les Vosges, des investissements importants ont été ciblés sur ce projet dont le tracé est maintenant entièrement réalisé. Nous nous sommes tournés vers nos voisins pour qu’ils en fassent de même. Aujourd’hui, nous avons besoin d’un nom commun », témoigne Yannick VILLEMIN, conseiller départemental des Vosges.

L’identité touristique, la question n°1

Cette question du nom, c’est le premier enjeu pour la visibilité de la V50, celui qui façonnera son identité touristique. Alors que les territoires lorrains penchent pour une Véloroute Charles le Téméraire, des interrogations sur la notoriété de ce nom subsistent puisqu’il ne fait pas écho aux réalités des territoires de Saône-et-Loire et Auvergne-Rhône-Alpes. Une identité liée à la Saône est-elle préférable ? Elle ne s’avère pas non plus pertinente pour les territoires concernés par la Moselle ou le Canal des Vosges. « Nous avons eu des échanges très intéressants sur l’identité de la V50 en atelier de travail. Toutefois, il apparait évident qu’il nous est impossible de trancher ce sujet dans l’immédiat », résume Marie-Claire BONNET-VALLET, Vice-présidente du département de la Côte d’Or et Présidente de Côte d’Or Tourisme. « Il y a un travail de définition à effectuer en cohérence avec les clientèles ciblées et les arguments de promotion partagés de la véloroute. Sans réinventer de vérités marketing, nous devons mener un raisonnement englobant, basé sur nos forces communes comme le caractère fluvial et fluvestre de la V50 par exemple ».

Comment former un partenariat autour de la V50 ? La question n°2

« La V50 a une vocation internationale, celle notamment d’attirer les clientèles de l’Europe du Nord, belges, néerlandais, allemands, sur nos territoires », souligne Yves KRATTINGER. Pour atteindre le potentiel structurant et la dimension européenne de la véloroute, les territoires doivent se rassembler autour d’un projet commun. « Nous identifions trois axes de travail : l’infrastructure, déjà bien avancée, qu’il s’agira de suivre et d’évaluer ; la promotion et communication dont l’enjeu est de définir un positionnement marketing et une identité pour la V50 ; et la mise en tourisme selon des principes communs de cohérence, de qualité et de modernité », restitue Jean-Jacques SOMBSTHAY, Président de Destination 70. Quel partenariat mettre en place pour structurer ce projet ? « Il nous faut prendre des mesures opérationnelles et mettre en place un comité de pilotage », selon Patrick AYACHE, Vice-président de la région Bourgogne-Franche-Comté. Et Jean-Jacques SOMBSTHAY de conclure : « L’organisation de la V50 reste à affiner. Il est proposé de réunir un comité de pilotage politique composé des représentants des collectivités d’ici 6 mois afin d’acter un nom et de lancer une réflexion partenariale pluriannuelle autour de la V50 sur 2018-2020. Sa forme devra être souple et s’appuyer sur un conventionnement entre collectivités, voire un chef de filât tournant. Notre souhait est d’être aussi nombreux et enthousiastes lors de nos prochains rendez-vous. »

Agathe Daudibon

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