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Les véloroutes et voies vertes ont maintenant leur standard

07/02/2014

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Télécharger le standard de données COVADIS du 22 janvier 2014 :
COVADIS_standard_3V_v1-0 (format pdf - 1.6 Mo)
COVADIS_standard_3V_v1-0 (format odt - 1.4 Mo)


Depuis un an, les Départements & Régions cyclables, en lien avec le Cerema, développent un standard de données des véloroutes et voies vertes (VVV). Lors de sa réunion du 22 janvier 2014, la Commission nationale de validation des données pour l’information spatialisée (Covadis) a validé le standard proposé dans sa première version.

Un standard de données VVV, pour quoi faire ?
L’intérêt principal de ce standard national est de faciliter les échanges de données géographiques entre les acteurs des véloroutes et voies vertes en France. Lors des Rencontres DRC 2013, les collectivités et partenaires de l’ON3V ont exprimé leur préoccupation de mieux organiser leur collaboration dans le domaine des véloroutes et voies vertes et notamment en ce qui concerne la gouvernance et les échanges de données.

Le géostandard VVV offre un cadre pour des échanges plus efficaces de données que ce soit pour :

  • rapprocher les bases de données de collectivités voisines ;
  • transmettre des données à l’ON3V ;
  • alimenter les autres supports de valorisation des itinéraires (France Vélo Tourisme, EuroVelo…) depuis l’ON3V.


Le géostandard VVV en bref
Les données véloroutes et voies vertes ont été standardisées de manière à remplir 3 objectifs prioritaires :

  • aider à la planification du développement du réseau des véloroutes ;
  • suivre la réalisation de ce réseau aux niveaux national et régional ;
  • qualifier les itinéraires cyclables par des points d’intérêt à des fins d’accès et de promotion touristiques.

Ainsi, le géostandard véloroutes et voies vertes définit une structure de données et un vocabulaire communs pour décrire le réseau français des VVV. Ce noyau permet aux systèmes comme aux utilisateurs de parler le même « langage cyclable » :

Élement cyclable Définition
Itinéraire cyclable  Itinéraire cyclable Éléments structurant du réseau, les itinéraires cyclables représentent les véloroutes inscrites dans un schéma de développement du réseau cyclable de niveau européen (EV), national (SN3V), régional (SR3V) ou départemental. Une véloroute est un itinéraire cyclable de moyenne ou longue distance, continu (sans interruption, y compris dans les villes), jalonné et sécurisé. Les véloroutes empruntent tout type de voies sécurisées dont les voies vertes.
Portion cyclable Chaque itinéraire cyclable est tronçonné en un certain nombre de portions cyclables. Ces portions cyclables indiquent les étapes, variantes, déviations d’un itinéraire cyclable.
Segment cyclable  Élément le plus fin du réseau des véloroutes, un segment cyclable est un tronçon cyclable identifiable par sa géométrie, son niveau d’avancement et son niveau d’équipement. Certains empruntent des tronçons routiers peu fréquentés, d’autres bénéficient d’une infrastructure réservée aux modes de déplacement doux (piste cyclable, voie verte).
Point de repère cyclable   Il identifie les nœuds caractéristiques du réseau.

  

Qu’est-ce que cela va changer ?
Ce nouveau standard va servir à la refonte de la base de données de l’Observatoire national des Véloroutes et Voies Vertes (ON3V), administré par les DRC.
En parallèle, ce standard va être diffusé à l’ensemble des producteurs de données VVV en France afin que ceux-ci s’approprient le géostandard.

Gabarits de tables prêts à l’emploi
La structure des données des véloroutes et voies vertes est traduite par des gabarits de tables SIG pour une utilisation dans la plupart des SIG bureautiques (Mapinfo, QGIS...).
Ces gabarits sont proposés pour faciliter la mise en œuvre du géostandard Véloroutes et voies vertes :

dans le format natif Mapinfo 3V_gabarits_mapinfo_v1-0 (format zip - 14.8 ko)
dans le format d’échange Shape d’ESRI 3V_gabarits_shape_v1-0 (format zip - 8.6 ko)
Les valeurs de chaque attribut énuméré sont stockées dans des tables mises à disposition avec ces gabarits.

Télécharger la présentation synthétique du géostandart véloroutes et voies vertes
Télécharger le géostandard Véloroutes et voies vertes.
Lien vers l’article publié sur le site de la Covadis.
Lien vers l’ON3V.

 

Quelle coopération sur les SIG véloroutes et voies vertes en Europe ?

Les grands itinéraires cyclables dépassent très largement les frontières administratives des régions et des pays. Plusieurs pays européens disposent d’un modèle de SIG de référence. La France est en passe d’intégrer un modèle conceptuel de données de l’Observatoire national des véloroutes et voies vertes élaboré par les Départements & Régions cyclables, dans le référentiel national officiel français. Une mission d’expertise de la Commission national de validation de la donnée spatialisée (Covadis) est en cours actuellement. Dans ce cadre il semble important de ne pas se contenter d’une vision strictement française, mais d’élargir le dialogue aux pays limitrophes, cela afin de ménager le plus d’interactions possibles entre différents systèmes SIG sur le long terme.
C’est pourquoi les DRC en partenariat avec le Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, ont organisé une journée d’échange sur l’architecture des données nationales, en présence de quelques partenaires européens. L’objectif était de faciliter le dialogue entre ces différents systèmes.

Documents liés à télécharger dans la colonne de droite.

Pourquoi standardiser les données selon la  Covadis ?

« Notre patrimoine de données s'est constitué progressivement au cours de ces 20 dernières années à une époque où chaque acteur, chaque service a élaboré ses données géolocalisées selon ses besoins du moment. Beaucoup ont procédé sans tenir compte des possibilités d'engagement des données par leurs partenaires ce qui limite aujourd'hui leur réutilisation.

Le point fort d'un SIG est de permettre une analyse conjointe et spatialisée de différentes couches de données. Or sans données homogènes et comparables ces analyses perdent de leur intérêt et de leur pertinence. C'est pourquoi il est nécessaire d'harmoniser, de standardiser les données à échanger entre services et entre acteurs qui ne travaillent pas isolément sur un domaine ou sur un thème.

Le standard à produire doit avant tout permettre d'homogénéiser les données existantes dans le but de les rendre interopérables. Des données sont interopérables si elles sont compréhensibles, réutilisables, cohérentes avec leur référentiel géographique et avec les données analogues sur des zones géographiques voisines.

Au delà des possibilités de consolidations géographiques, l'effort de standardisation sur un thème donné peut procurer d'autres bénéfices à terme : la collecte des données peut être facilitée, leur réutilisation par d'autres acteurs en est plus pertinente, la prise en compte et la connaissance du thème par les autres acteurs s'en trouvent améliorées.

Enfin, la loi a posé pour principe l'accès et la réutilisation des données publiques voire leur publication pour certaines données environnementales. La standardisation des données contribue à s'acquitter de ces obligations en s'épargnant beaucoup de perte de temps. »

Intérêt pour les VVV

Pour les données relatives aux véloroutes et voies vertes, la standardisation permettra d’homogénéiser les données, de favoriser et simplifier les échanges de données entre les différents structures porteuses du développement et de la promotion du vélo : Observatoire national des véloroutes et voies vertes (ON3V), collectivités, bureaux d’étude, associations et, par ricochet, acteurs économiques désireux d’utiliser ces données.

Pour être pertinente, la standardisation doit respecter trois grands principes :
- la simplicité : par la prise en compte de l’existant, pour rendre le standard le plus simple possible d’utilisation,
- la qualité : le standard doit être clair, les données renseignées doivent respecter des règles,
- l’évolutivité : le standard ne doit pas être cloisonné, il doit pouvoir évoluer en fonction de nouvelles perspectives.

Quel procédé et quelles étapes pour cette standardisation ?

Les étapes de ce projet  sont référencées ci-dessous. L’ensemble de la démarche doit durer 9 à 12 mois environ.

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*La COVADIS est une commission mise en place par le ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie et par le ministère de l'agriculture et de l'agroalimentaire pour standardiser leurs données géographiques les plus fréquemment utilisées dans leurs métiers.
Cette standardisation prend la forme de géostandards que les services doivent appliquer dès qu’ils ont à échanger avec leurs partenaires ou à diffuser sur internet de l’information géographique. Ils sont également communiqués aux collectivités territoriales et autres partenaires des deux ministères. La COVADIS inscrit son action en cohérence avec la directive INSPIRE et avec les standards reconnus... ».

 

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